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Palais des Évêques de Saint-Lizier

Musée de l’Ariège

Palais épiscopal de Saint-Lizier

Saint-Lizier est constitué d’une ville haute et d’une ville basse. Cette curieuse disposition a eu une conséquence tout aussi curieuse : celle de l’existence de deux concathédrales. Celle de la ville basse, qui fut déclassée en 1655 avec la réunification des deux chapitres, est la plus ancienne. La première église a été bâtie au VIe siècle sur un oratoire érigé à l’emplacement de l’endroit où fut retrouvé miraculeusement la tombe de saint Valier (ou saint Valère), le grand saint du Couserans.

Très simple la cathédrale érigée vers le XIe siècle, est formée d’une nef sans chapelles avec une partie inférieure romane et une partie supérieure gothique, d’un transept et d’une abside curieuse avec son soubassement pentagonal qui supporte un mur circulaire. Dans l’axe de l’abside s’élève une tour octogonale qui sera terminée au XIVe siècle sur le modèle des clochers de briques languedociens. On peut noter dans la maçonnerie, la présence de pierres rectangulaires en provenance des murailles gallo-romaines. Sur la place, s’ouvre le portail (XVe siècle) dont les colonnettes sont couronnées de chapiteaux ornés de feuillage.

L’église fut consacrée en 1117 sous l’épiscopat de l’évêque Jordan, par Saint Raymond de Durban, évêque de Bar­bastro, ancien prieur de Toulouse, né au château de Durban à quelques lieues de Saint-Lizier. Elle fut une étape mineure sur la route du pèlerinage de saint Jacques de Compostelle.

Entrée du Palais des Évêques

Palais des évêques de Saint-Lizier, Couserans

Site a découvrir

Musée départemental de l’Ariège

Le musée départemental de l’Ariège qui est abrité dans le Palais des évêques est organisé en quatre sections. La première partie évoque la présence romaine en Couserans avec des éléments de la vie quotidienne à l’époque gallo-romaine (amphores, lampes à huile, pièces de monnaie...). La deuxième partie retrace l’établissement du christianisme à la fin de l’Antiquité et le début du Moyen Age (époque mérovingienne). La troisième partie est plus centrée sur l’histoire du Palais des Évêques du XIe au XVIIIe siècle et la dernière partie évoque la vie dans la vallée de Bethmale au début du XXe siècle (avec des exemples des fameux sabots à pointe).

Sur le chemin de Saint-Jacques

Musée de l’Ariège, Saint-Lizier
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